Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Deuxième enfant de 18 frères et sœurs, Louis-Marie Grignion de Montfort est né le 31 janvier 1673 dans une famille bretonne profondément chrétienne à Montfort-la-Cane, et reçoit le baptême le lendemain de sa naissance.

Canonisé en 1947 par le pape Pie XII, il est aujourd’hui reconnu comme un maître de la vie intérieure, dont l’influence dépasse les frontières de son époque.

Une vie donnée à la mission

Louis-Marie se distingue très tôt par sa ferveur et son attrait pour la prière. Formé à la Sorbonne à Paris, il choisit rapidement une voie exigeante : celle d’un prêtre missionnaire, proche des plus pauvres.

Son ministère se caractérise par des prédications populaires, accessibles et directes, une proximité avec les exclus et les pauvres, et une volonté de raviver la foi dans les campagnes.

Dans un contexte marqué par des tensions religieuses et sociales, il adopte un style radical, centré sur la conversion du cœur.

Une spiritualité mariale profondément incarnée 

S’il suit Marie c’est pour « trouver Jésus-Christ » ; cette conviction permet à l'abbé Grignion de Montfort de mener une pastorale fondée sur la dévotion à la Vierge Marie, sur la diffusion de la prière du chapelet et sur l’organisation de processions et célébrations mariales.

Cette intuition trouve son expression la plus aboutie dans son œuvre majeure : le « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge ». Rédigé en 1712, mais resté caché pendant 150 ans dans un petit coffre, il est retrouvé en 1842, et est publié l’année suivante et traduit aujourd’hui dans toutes les langues, étant devenu le point de référence de la spiritualité mariale mondiale.

Il y développe le concept de consécration totale à Jésus par Marie, une démarche spirituelle qui invite à se remettre entièrement entre les mains de Marie, vivre une relation filiale avec elle et laisser le Christ agir pleinement dans sa vie.

La Croix, « source de sagesse »

Louis-Marie ne s’est pas soustrait à la Croix lorsque, malgré la pieuse estime dont il jouissait auprès des fidèles, il connaît la souffrance de la persécution à l’intérieur et en dehors de l’Église. L’évêque de Nantes, par exemple, refuse la bénédiction du Calvaire construit par le prêtre, grâce à la contribution de nombreuses personnes, au terme de la mission à Pontchâteau. L’œuvre avait été détruite et reconstruite plusieurs fois, d’abord sous Louis XIV, puis durant la Révolution française. Le missionnaire n'a toutefois jamais cédé au découragement : «si nous ne pouvons pas édifier la croix ici, commentait-il, nous l’édifierons dans notre cœur ».

Totus tuus

Au cours des dernières années de sa vie Louis-Marie est appelé à prêcher dans les diocèses de Luçon et de La Rochelle, par leurs évêques respectifs ouvertement antijansénistes. Il meurt de pneumonie alors qu’il participait à une mission, le 28 avril 1716, à l’âge de 44 ans. À son chevet se réunit tout le peuple pour recevoir sa bénédiction.

Béatifié par Léon XIII en 1888 et canonisé par Pie XII en 1947, il est inscrit au calendrier général de l’Église en 1996 par saint Jean Paul II, qui a tiré de sa spiritualité la devise de son pontificat « Totus tuus ».  Il est le fondateur de la Compagnie de Marie (1705) et des Filles de la Sagesse (1703).

Prière de consécration à Jésus par la Vierge Marie de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

« Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen. »

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